divers

Samedi 2 mai 2009
“La lecture est l'apothéose de l'écriture.” - Alberto Manguel



Jeudi soir nous avons tenu avec quelques comédiens de la compagnie du Noyau une soirée de lectures publiques au café des Halles. Au programme : lecture de 3 nouvelles des auteurs sud-américains Julio Cortazar et Juan Rulfo.

Autant le dire tout de suite : nous étions tous très sceptiques quant au succès de la représentation. On avait peur que les gens décrochent car les nouvelles étaient longues et manquaient de rythme aux répétitions.

Et pourtant, je crois pouvoir dire sans me tromper que presque tout le monde dans la salle a passé une très bonne soirée.

Comme quoi, au théâtre (on peux assimiler ça à du théâtre, bien que ça soit très différent) le public est très important. Aussi important que les acteurs. Car sans public pour recevoir ce que l'on donne, à quoi bon le donner ?

La représentation de jeudi n'avait rien à voir avec la répétition générale, que ce soit pour moi mais aussi pour les autres lecteurs je pense. Elle était beaucoup, beaucoup mieux. La présence des spectateurs est comme un tremplin, il suffit de se lancer et on se sent tiré, entraîné, on est obligé de continuer ! Pendant les répét, quand on bute sur un mot on recommence, on se dit que c'est pas grave, il y a que 3 personnes dans la salle. Devant l'auditoire, c'est plus possible, il faut aller de l'avant. J'ai quand même bafouillé parfois (trop de fois à mon goût) mais qu'importe, j'ai un texte à faire passer, des émotions à ressortir, alors je poursuis ma lecture du mieux que je peux. Et ça passe.

Quand j'ai fait un peu de pub pour cette soirée, quelqu'un m'a dit : "Je viendrai pas, j'aime beaucoup les livres mais je préfère lire tout seul avec le texte sous les yeux. Et puis au pire si je veux qu'on me lise un texte je demande à ma mère de me lire une histoire avant de m'endormir et ça fait pareil."

Quelle erreur.

Sachez monsieur que pour chaque texte, il existe autant d'interprétations différentes que d'individus le lisant.

La même histoire sera perçue complètement différemment selon qu'elle soit lue ou écoutée - et selon la personne qui la lit pour nous. Un conteur partage le texte tel qu'il le ressent et ne lira donc pas avec la même intention que quelqu'un d'autre, et c'est là toute la magie de la littérature.

Alors monsieur, venez écouter une de nos lectures, vous serez agréablement surpris.


Il parait que ça fait un bien fou de nous écouter raconter ces nouvelles. Il parait qu'il en faudrait plus souvent, des soirées comme celle-ci. J'en sais rien, j'étais pas du même côté de la salle que les spectateurs. Mais en tant que lecteur, j'en garde un très bon souvenir. Et j'accepterais sans hésitation de recommencer l'aventure si l'occasion se présentait.

C'est une expérience à tenter. J'ai trouvé ça presque plus difficile que le théâtre. Il y a beaucoup de points communs : il faut savoir s'imprégner du texte pour pouvoir le partager. Mais à l'inverse du théâtre où l'acteur et le public sont clairement séparés par la scène, ici on est assis au milieu des spectateurs, et la première rangée est à moins de 2 mètres de nous. Il faut savoir les regarder tout en lisant le texte, parce que c'est pour eux qu'on lit. Et c'est pas évident.

L'avantage c'est que si on a un trou de mémoire, on a le texte sous les yeux. L'inconvénient, c'est que quand on lit en public, on est prisonnier du texte. Pas d'écart possible.


Les textes présentés étaient magnifiques. Remplis d'émotion, parfois tristes, parfois très durs. Les gens qui venaient pour rire ont dû être déçus. Mais avec la mise en scène, les enregistrements sonores et le fond musical, ce devait être beau.

Les 3 textes m'ont beaucoup touché. Je recommande vraiment ces auteurs, que je ne connaissais pas mais que j'ai eu grand plaisir à découvrir. Juan Rulfo. Julio Cortazar.

Tous à vos bouquins !
Par l'augre
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Vendredi 10 avril 2009
Il en aura fallu du temps pour le voir enfin sur internet ce film !

Oui, je sais, et je m'en excuse. Mais j'avais pas encore trouvé le temps de m'y mettre (ou pas pris le temps plutôt). Et comme c'est les vacances, j'ai pris mon courage à deux m... euh non à une seule main (mais ça marche quand-même) et je m'en suis enfin occupé !

Alors, il a fallu faire pas mal de retouches. Bah oui, ce film on l'avait fait en 5 jours, tournage et montage compris, alors forcément il avait été monté vraiment à l'arrache (5 jours c'est peu, très peu pour un film de 20 minutes). Sachant que pendant ces 5 jours on a aussi tout organisé pour la soirée : animations, écriture de chansons, courses pour la bouffe...

Bref, le voici, le voila, le film flambant neuf après s'être fait faire une petite beauté. Il n'a rien d'exceptionnel, il est vide de tout scénario, filmé à l'arrache et en partie improvisé. Mais comme on s'est bien marré à le faire, il vaut le coup d'être vu au moins une fois !

Moteur !




Vous aurez peut-être droit - sait-on jamais - à un bêtisier et making of dans quelques temps ! Si vous êtes sages.
Par l'augre
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Jeudi 25 décembre 2008



Par l'augre
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Dimanche 23 novembre 2008

Eh oui, Noël approche, et comme chaque année des enfants défavorisés ne trouveront pas de cadeaux au pied du sapin. Comme chaque année cependant, la Croix Rouge fait en sorte de récolter un peu d'argent pour pouvoir acheter des cadeaux et les déposer sous les sapins un peu trop vides. Mais la nouveauté cette année, c'est qu'on peut tous les aider !


En effet un site internet vient d'être lancé : monbeausapin.org, un site de bande dessinée en ligne qui présente un auteur différent chaque jour. Et pour chaque visiteur unique, Orange s'engage à reverser à la Croix-Rouge Française une certaine somme d'argent.  La seule chose à faire est de visiter le site, ma foi très rigolo, une fois par jour et d'en parler le plus possible autour de soi. Ça ne demande rien de plus. C'est pas magnifique tout ça ? Bon, ça va pas changer le monde mais si on peut aider en passant un bon moment, pourquoi s'en priver ?






A ce propos, j'ai trouvé sur ce site un jeu qui m'a fait beaucoup rire : Le Noël de Kek (foutu noël !)


"A cause de la crise boursière, cette année personne n'a acheté de cadeaux pour Noël parce que les gens n'ont pas d'argent. Alors le père Noël boit, et il est en colère. Aide-le à passer ses nerfs en jetant du caca sur les immeubles !"


Oui, vraiment, ce jeu m'a offert une bonne partie de rigolade ! A essayer absolument !!!

Par l'augre
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