Mardi 2 juin 2009
Voilà, c'est fini
On va pas s'dire au revoir comme sur le quai d'une gare
On va pas s'dire au revoir comme sur le quai d'une gare
Voila, c’est fini. Mon court passage d’une seule année à la compagnie du Noyau prend fin. C’était… exceptionnel !
C’est fou ce que je peux aimer le théâtre.
Je ne sais pas ce que je préfère, les exercices d’impros ou les représentations de fin d’année… Ce ne sont pas les mêmes sensations, pas les mêmes émotions…
Première partie de l’année, c’est la grosse marrade ! On enchaîne les exercices de jeu, de placement de voix et de corps, voire même d’impros, et c’est grandiose. Rien de mieux pour se défouler un grand coup, et je peux vous dire que ça fait un bien fou, un week-end par mois, de pouvoir se lâcher à fond, crier toutes ses tripes ou se taper un gros délire sans qu’on vous prenne pour un taré. Quoique… Je vous assure que parfois il valait le coup de se promener aux alentours de Charzais un samedi après-midi pour entendre hurler à mort un troupeau d’une quinzaine de jeunes sautant partout en imitant des poules ou des poissons rouges… Vu de l’extérieur il y a de quoi se fendre la poire !
Deuxième partie de l’année, peut-être un peu moins attrayante, c’est la mise en scène d’une pièce de théâtre. Eh bien oui, on a quand-même une pièce à jouer à la fin de l’année ! Alors ce n’est plus pareil, on se cantonne à quelques scènes qu’on répète, qu’on répète et qu’on répète. Et plus question de faire de l’impro, le texte il faut le connaître sur le bout des doigts. Forcément, on passe aussi beaucoup de temps à observer les autres bosser en attendant son tour… Mais ce n’est pas si déplaisant que ça, car au fil des jours, au fil des week-ends, on voit se construire la pièce petit à petit, et c’est magnifique. D’un simple texte, on arrive à en faire ressortir de très belles émotions… Puis vient le temps des représentations. Du stress, du stress et pas mal de stress aussi. Et puis, l’extase de la scène ! Des moments extrêmement forts en émotion, comme c’est pas croyable. Bien sûr on ne joue qu’à Fontenay-le-Comte, dans un petit théâtre, devant peu de monde. Et pourtant, il y a quand même cette trouille toujours présente avant d’entrer en scène, qui te prend les tripes, te fait trembler de tout ton corps et te fait regretter de t’être aventuré si loin. Mais il faut se lancer, pas question d’abandonner. Alors on ferme les yeux, on respire un grand coup et on saute sur scène.
Ouh punaise, la salle est pleine ! Pourquoi ils me regardent tous comme ça ? Ah bah oui, c’est moi l’acteur… Bon, à moi de jouer alors. Mon texte… Mon dieu je dois dire quoi ? Oh la la,
tous les projecteurs sont dirigés vers moi ! Qu’est-ce que je peux avoir l’air con dans cette position. C’est horrible, j’ai beau forcer mes jambes à ne pas bouger elles tremblent, je suis sûr
que tout le monde ne voit que ça. Il fait une de ces chaleur, j’ai la bouche complètement sèche, je ne vais même pas pouvoir parler… Et tous ces projecteurs sur moi… Je risque de ne pas être
aussi bon qu’aux répétitions… Ah ça y est je me souviens du texte. Oui mais si jamais au moment de parler je sors un énorme rot de mes entrailles ? Quelle humiliation… Bon je me lance !C’est fou ce que je peux aimer le théâtre.
Je ne sais pas ce que je préfère, les exercices d’impros ou les représentations de fin d’année… Ce ne sont pas les mêmes sensations, pas les mêmes émotions…
Première partie de l’année, c’est la grosse marrade ! On enchaîne les exercices de jeu, de placement de voix et de corps, voire même d’impros, et c’est grandiose. Rien de mieux pour se défouler un grand coup, et je peux vous dire que ça fait un bien fou, un week-end par mois, de pouvoir se lâcher à fond, crier toutes ses tripes ou se taper un gros délire sans qu’on vous prenne pour un taré. Quoique… Je vous assure que parfois il valait le coup de se promener aux alentours de Charzais un samedi après-midi pour entendre hurler à mort un troupeau d’une quinzaine de jeunes sautant partout en imitant des poules ou des poissons rouges… Vu de l’extérieur il y a de quoi se fendre la poire !
Deuxième partie de l’année, peut-être un peu moins attrayante, c’est la mise en scène d’une pièce de théâtre. Eh bien oui, on a quand-même une pièce à jouer à la fin de l’année ! Alors ce n’est plus pareil, on se cantonne à quelques scènes qu’on répète, qu’on répète et qu’on répète. Et plus question de faire de l’impro, le texte il faut le connaître sur le bout des doigts. Forcément, on passe aussi beaucoup de temps à observer les autres bosser en attendant son tour… Mais ce n’est pas si déplaisant que ça, car au fil des jours, au fil des week-ends, on voit se construire la pièce petit à petit, et c’est magnifique. D’un simple texte, on arrive à en faire ressortir de très belles émotions… Puis vient le temps des représentations. Du stress, du stress et pas mal de stress aussi. Et puis, l’extase de la scène ! Des moments extrêmement forts en émotion, comme c’est pas croyable. Bien sûr on ne joue qu’à Fontenay-le-Comte, dans un petit théâtre, devant peu de monde. Et pourtant, il y a quand même cette trouille toujours présente avant d’entrer en scène, qui te prend les tripes, te fait trembler de tout ton corps et te fait regretter de t’être aventuré si loin. Mais il faut se lancer, pas question d’abandonner. Alors on ferme les yeux, on respire un grand coup et on saute sur scène.
Et ça passe.
Chute du stress qui s’envole comme si de rien n’était. Ovation du public. Et l’envie de crier, de danser, de chanter qui te vient ! L’apogée du bonheur. Euphorie temporaire. On a réussi, on a mené notre pièce jusqu’au bout. Magnifique travail d’équipe. Bravo collègues. Mais attention, on ne se relâche pas pour la prochaine représentation !
Oui. Sauf que là, maintenant, c’est fini. La dernière est passée. Fin du premier acte.
Je me mets à la place de celles et ceux qui sont au Noyau depuis plusieurs années (jusqu’à 8 ans), et qui se voient obligés de se séparer maintenant. Je comprends leurs larmes de samedi soir.
Parce que mine de rien, j’ai beau être parmi eux depuis seulement un an, j’en ai partagé des choses avec eux. Au théâtre, on se met à nu devant tout le monde. J’ai offert un peu de moi, j’ai reçu un peu de chacun d’entre eux. On a échangé nos joies, nos peines, nos rêves, nos cauchemars, notre bonheur, notre rage, notre vie. Extérioriser ses émotions fait énormément de bien, apaise et détend.
Quel dommage de s’arrêter là... Ne plus connaître cette prodigieuse montée d’adrénaline, ce magnifique ascenseur émotionnel.
J’ai passé une année formidable. Merci à tous les membres de la troupe, merci à Paul et à Jean-Claude et merci à vous qui être peut-être venus nous soutenir lors des représentations, car ce n’est pas pour rien qu’on le répète, le théâtre ne serait pas ce qu’il est s’il n’y avait pas le public. Entre une salle pleine et réceptive et une salle peu remplie, la différence est énorme, et le jeu des acteurs forcément influencé.
Le théâtre et moi, le début d’une longue histoire d’amour, je l’espère.
Nous voila tous les deux changés, prêts à jouer. Après avoir rempli une petite feuille de formalité, on
nous prête une raquette et nous échangeons quelques volants pour nous échauffer. Nous essayons tant bien que mal de mettre à profit les quelques séances de badminton du lycée pour arriver à
lancer le volant à peu près bien. C'est pas évident, la raquette passe souvent à côté du volant sans le toucher, ou très peu. Il doit y avoir une loi physique qui fait qu'un volant et une
raquette se repoussent... c'est à étudier.
Ah, décidément, nous l'avons bien mérité cette pause. On en profite pour boire un coup et se
reposer un peu. Nous nous mettons à observer les autres joueurs en pleine action, essayant de repérer ceux qui seraient de notre niveau et que nous pourrions espérer battre. Nous en repérons 4
sur un terrain, en train de jouer en double. Ils ont l'air à notre portée, cependant on ne peut pour l'instant pas jouer contre eux car ils sont occupés. De toute façon, quelqu'un nous propose un
nouveau match. Comme c'est un nouveau comme nous, on se dit qu'il sera du même niveau ! Nous sautons donc sur l'occasion et nous acceptons avec plaisir. Grand mal nous en a pris ! Car il faut
dire que, bien que débutant, notre adversaire est bien meilleur que nous. Et que dire du 2ème adversaire, récupéré sur le terrain ? Nous ne sommes que de belles petites merdes à côté de lui.
Bref, un match vite expédié, que nous avons perdu bien sûr.