Héhé, c'est pour demain !
Je profite de ce dernier jour de révisions pour poster un p'tit article sur mon blog. Mauvaise stratégie me direz-vous ? Peut-être... Mais laissez-moi vous exposer la réflexion que je me suit
faite tout à l'heure devant mon classeur d'SVT (encore lui ??) :
J'ai remarqué que mes révisions (ce n'est peut-être pas le cas de tout le monde, j'en doute même) n'étaient pas régulières dans le temps. J'ai des périodes de révisions intenses et des périodes
de glandage intense. J'ai également remarqué que ces variations de travail pouvaient se modéliser suivant une courbe continue ; que j'ai bien évidemmant tracée pour vous !
La voici :
Comme vous pouvez le constater, mes révisions se sont déroulées en 4 phases :
1) Première phase : phase de grande motivation
"Yiha, les cours sont finis mais on ne se décourage pas pour autant, on bosse à fond pour le bac !" Cette première phase, qui part pourtant d'une très bonne intention, ne dure que 2 à 3
jours. Le candidat est rempli de motivation qu'il met en oeuvre aux profits de ses révisions. C'est la phase la plus intéressante pour lui car elle combine intensité et efficacité des
révisions.
2) Deuxième phase : phase de découragement progressif
Le candidat s'est donné à fond pendant 2 jours, il commence à se lasser. Il met toujours le réveil à sonner le matin en vue de travailler mais il ne trouve le courage de s'y mettre que
l'après-midi. Les révisions sont toujours efficaces mais leur intensité ne cesse de baisser, c'est donc une phase de déclin. Cette situation empire de jour en jour, jusqu'à la troisième étape, la
pire pour l'avenir du candidat.
3) Troisième phase : phase de glandage intense
Le candidat en a marre, il trouve qu'il n'avance pas assez dans ses révisions, il se dit que ce qu'il fait ne sert à rien, qu'il y a trop de choses à réviser, que si il avait voulu être plus
efficace il aurait fallu mieux écouter pendant les cours, que maintenant c'est trop tard, que de toute façon le bac ne sert à rien, que tout ce qu'il a appris depuis toute ces années ne mène qu'à
ce but inutile et superficiel, que si le contrôle continu existait il n'aurait pas besoin de le passer cet examen puisque cela aurait prouvé qu'il avait largement le niveau de l'avoir ce bac à
caca, qu'en plus il y a des enfants qui meurent de faim dans le monde et que le gouvernement gaspille énormément d'argent dans la mise en place du bac, que la planète est au bord de l'explosion,
que de toute façon si ça se trouve on va tous mourir demain à cause d'une explosion nucléaire, d'une chute de météorite ou d'une invasion extraterrestre. Bref, le candidat doute et se pose des
questions existentielles. C'est une phase terrible car non seulement le candidat ne fait rien qu'à glander, mais en plus les révisions deviennent très peu efficaces. Heureusement cette phase ne
dure qu'une journée.
4) Quatrième et dernière phase : phase d'affolement
Le candidat se rend compte que le bac est dans très très bientôt et qu'il n'est pas au point. Il est très en retard sur le programme de révisions qu'il s'était fixé. Il s'affole brusquement et se
met à bosser encore plus qu'il ne bossait lors de la première phase. Le souci c'est que dans son affolement, les révisions du candidat ne sont plus efficaces. Il lit son cours mais ne l'assimile
pas. Il lit son cours mais l'oublie instantanément. Il lit son cours mais il est ailleurs. Il commence à stresser un max. Et ça l'aide pas pour réviser. Cette dernière phase est assez dangereuse
car le candidat y investit beaucoup de temps pour rien. C'est triste.
Voila pour moi. Peut-être que le graphique peut marcher pour d'autres personnes, je ne sais pas. A voir.
Et pour ceux qui se poseraient la question : oui, j'ai que ça à faire une veille de bac. De toute façon désormais quand je révise je ne suis plus efficace, donc j'évite.